BRANDENBURG PRIVATEERS.
Reading edition
43. Seignelay to Colbert. May 8 (N.S.), 1679.[1]
Copie of a Letter to M. Colbert from the Marquis de Segnelay about two Brandenbourg Privateers armed for the American Islands. 8 May 1679 N.S., received 9 May V.S.[2]
Le Roy ayant esté informé à la fin du mois passé que deux particuliers avoient fait depuis peu un armement dans les Portes de Zelande, et qu'ils en essoient partis avec deux Vaisseaux armez en guerre pour aller dans les Isles d'Amerique faire la guerre a ses Sujets sous la Commission de Monsieur l'Electeur de Brandenbourg, Sa Majesté fit partir pour les dites Isles M. le Comte d'Estrées avec une escadre de quatorze vaisseaux pour les prendre ou couler à fonds. Et comme il est porté par le 9me Article du traitté de suspension d'armez que vous aves signé le 3e de ce mois avec l'Ambassadeur de ce Prince, que le comerce sera libre tant par eau que par terre, Sa Majesté veut que vous proposiez au dit Seigneur l'Ambassadeur de donner ordre aux Capitaines des dites deux fregates de ne rien entreprendre au prejudice du dit Traitté contre les Vasseaux des Subjects de Sa Majesté. Et en ce cas Elle fera scavoir audit Seigneur Comte d'Estrées, que son intention est qu'il laisse la liberté aux dites deux fregates, de naviguer par tout ou bon leur semblera. J'attendray ce qu'il vous plaira de me faire scavoir sur ce sujet, pour en rendre compte à Sa Majesté, etc.
à St. Germaine en l'aye le 8me May 1679.
Translation.
The King having been informed at the end of the past month that two individuals had lately fitted out in the ports of Zeeland, and had sailed thence with two vessels, armed for warfare, to go to the islands of America, and make war upon his subjects under commission from my lord the Elector of Brandenburg, his Majesty is sending my lord the Count d'Estrées with a squadron of fourteen vessels to seize or sink them.[3] And as it is provided by the ninth article of the treaty of armistice which you signed on the 3d of this month with the ambassador of that prince, that commerce shall be free by water as well as by land,[4] his Majesty desires that you should propose to the said lord ambassador that he give orders to the captains of the aforesaid two frigates to undertake nothing to the prejudice of the said treaty, against the vessels of his Majesty's subjects. And in that case he will communicate to the said lord Count d'Estrées his intention that he shall leave the said two frigates free to sail wherever they think fit.[5] I shall await whatever information you may be pleased to send me on this subject, in order to report it to his Majesty, etc.
St. Germain-en-Laye, May 8, 1679.