Note (retour) — C.-A. SAINTE-BEUVE (continued 7)
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Pour moi, je ne puis que jeter de la poudre sur l'écriture de ces deux grands hommes, j'en bois fort peu; et néanmoins ce sera une débauche, mais philosophique, et peut-être quelque chose davantage, pour être tous trois guéris du loup-garou et du mal des scrupules, qui est le tyran des consciences. Nous irons peut-être jusque fort près du sanctuaire...» Naudé célébrait à sa manière, dans cette petite orgie de Gentilly, sub rosa, la prochaine dédicace de ce temple de Minerve et des Muses dont il tenait les clefs, quand, le lendemain ou le jour même de la fête, la Fronde éclata 248. Ainsi vont les projets humains sous l'oeil d'en haut ou sous le je ne sais quoi qui les déjoue. L'inscription en resta là, et le public aussi. A la seconde Fronde, ce fut bien autre chose, et, le 29 décembre 165l, le parlement rendit l'arrêt de vandalisme qui ordonnait la vente de la bibliothèque et des meubles du cardinal. Mais n'anticipons pas. Quand Naudé vit la Fronde, il put être affligé, il n'en fut point surpris. Il avait de longue main, dans ses Rose-Croix, compté sur la badauderie des Français; dans ses Coups d'État, s'il nous en souvient (chap. iv), il avait peint la populace en traits énergiques et méprisants, que l'émeute présente semblait faite exprès pour vérifier. Si tout s'était borné à cette première Fronde, il y aurait eu plutôt encore de quoi s'en gaudir entre amis.