Note 157 — C.-A. SAINTE-BEUVE (continued 4)
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Note 157: (retour) Bien que M. de Fontanes ne fût pas précisément un administrateur, l'Université, sous sa direction, ne prospéra pas moins, grâce à l'esprit conciliant, paternel et véritablement ami des lettres, qu'il y inspirait. En face de l'Empereur, et particulièrement dans les Conseils d'Université que celui-ci présida en 1811, et auxquels assistait concurremment le ministre de l'intérieur, M. de Fontanes arrivant à la lutte bien préparé, tout plein des tableaux administratifs qu'on lui avait dressés exprès et représentés le matin même, étonna souvent le brusque interrogateur par le positif de ses réponses et par l'aisance avec laquelle il paraissait posséder son affaire. Son esprit facile et brillant, peu propre au détail de l'administration, saisissait très-vite les masses, les résultats; et c'était justement, dans la discussion, ce qui allait à l'Empereur.