Note 108 — C.-A. SAINTE-BEUVE (continued 3)
Reading edition
Note 108: (retour) Almanach des Muses, 1783.—Fontanes, dans son voyage à Londres, d'octobre 1785 à janvier 1780, vit beaucoup le poëte Mason, ami et biographe de Gray. Les filles d'un ministre, chez qui il logeait, lui chantaient d'anciens airs écossais: «Il est très-vrai, écrit-il dans une lettre de Londres à son ami Jouhert, que plusieurs hymnes d'Ossian ont encore gardé leurs premiers airs. On m'a répété son apostrophe à la lune. La musique ne ressemble à rien de ce que j'ai entendu. Je ne doute pas qu'on ne la trouvât très-monotone à Paris: je la trouve, moi, pleine de charme. C'est un son lent et doux, qui semble venir du rivage éloigné de la mer et se prolonger parmi des tombeaux.»