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Portraits littéraires, Tome II

Note 66 — C.-A. SAINTE-BEUVE (continued 2)

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Note 66: (retour) Je ne prétends point pourtant, dans cette allusion au Consul romain, adopter en tout les plaisanteries de Juvénal et des écrivains du second siècle sur les vers de Cicéron. Je sais que Voltaire (préface de Rome sauvée) a pu plaider avec avantage la cause de cet autre talent universel, et citer de fort beaux vers sur le combat de l'aigle et du serpent, qu'il a lui-même à merveille traduits. Toutefois, l'infériorité incomparable du talent poétique de Cicéron en face de sa gloire d'orateur et d'écrivain philosophique demeure une preuve à l'appui du fait général. Et Jean-Jacques lui-même, ce roi des prosateurs, qui a donné quelques jolis vers dans le Devin, n'est-il pas convenu nettement qu'il n'entendait rien à cette mécanique-là?

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