Note 95 — C.-A. SAINTE-BEUVE (continued 4)
Reading edition
Note 95: (retour) Le biographe de l'édition de 1810, qui est le même que celui de l'édition de 1783, a copié sur ce point le biographe qui a publié les Pensées de l'abbé Prévost en 1764, et qui lui-même s'en était tenu aux explications insérées dans le nombre 47 du Pour et Contre.—On a imprimé dans je ne sais quel livre d'Ana, que Prévost étant tombé amoureux d'une dame, à Hesdin probablement, son père, qui voyait cette intrigue de mauvais oeil, alla un soir à la porte de la dame pour morigéner son fils au passage, et que celui-ci, dans la rapidité du mouvement qu'il fit pour s'échapper, heurta si violemment son père que le vieillard mourut des suites du coup. Si ce n'est pas là une calomnie atroce, c'est un conte, et Prévost a bien assez de catastrophes dans sa vie sans celle-là. (Voir dans la Décade philosophique du 20 thermidor an XI une lettre de M. L. Prévost d'Exiles, qui dément et réfute péremptoirement cette anecdote sur son grand-oncle).