← Table of contents
Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

Reading edition

Depuis que Talleyrand s'était mis à Erfurt en relations mystérieuses avec l'empereur Alexandre et avait salué en lui l'espoir de l'Europe, le Tsar avait jugé à propos d'instituer auprès de cette puissance un représentant spécial: ce rôle avait été dévolu à un jeune diplomate de grand avenir, le comte de Nesselrode, secrétaire de l'ambassade russe en France. Peu de temps après l'entrevue, Nesselrode s'était présenté à Talleyrand et lui avait dit en propres termes: «Je suis officiellement employé auprès du prince Kourakine, mais c'est auprès de vous que je suis accrédité. J'ai une correspondance particulière avec l'Empereur, et je vous apporte une lettre de lui 57.» Depuis lors, il voyait régulièrement Talleyrand, obtenait de lui des révélations précieuses sur l'état des esprits en France, sur les projets de Napoléon, et transmettait ces notions, à l'insu de ses chefs hiérarchiques, au secrétaire d'empire Speranski, qui en faisait profiter son maître: cette correspondance était encore une branche de la diplomatie secrète.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings