Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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«... Ainsi, plus de relations commerciales entre les deux empires. Est-ce là un état de paix et d'alliance? Était-ce ainsi que pensait l'empereur de Russie à Tilsit? Sont-ce là les sentiments qui l'ont conduit à Erfurt? L'empereur Alexandre sait bien ce qui peut plaire et réussir en France. Il n'a été porté aux mesures qu'il a prises que parce qu'on l'a aigri en le trompant. Que de mal peut faire cet ukase! Partout il a été considéré comme une mesure hostile. Qu'on ne le défende pas en disant que chacun a le droit de faire chez soi ce qui lui plaît. Si on insultait les Russes à Paris, si on bernait cette nation sur nos théâtres, si de part et d'autre on travaillait avec acharnement à détruire tout ce qu'il peut y avoir dans l'un et l'autre pays de commerce et d'industrie, dira-t-on qu'on ne fait qu'user d'un droit légitime? Et ce n'est pas seulement pendant la paix, mais au sein d'une intime alliance, qu'on se porte à de pareils excès! L'Empereur me disait qu'il aimerait mieux qu'on lui donnât un soufflet sur la joue, que de voir brûler les produits de l'industrie et du travail de ses sujets. Non, la haine seule a conseillé de tels procédés. La nation française est fibreuse et ardente; elle est délicate sur l'honneur; elle se croira déshonorée lorsqu'on brûlera ce qui vient d'elle 123.»