Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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Pour faire admettre ses prétentions, il n'était sorte de moyens auxquels il n'eût recours. Afin de les rendre plus acceptables, il les réduisit. Après avoir demandé la Norvège entière, il n'en réclama plus que la partie septentrionale, l'évêché de Trondjem avec ses dépendances. Puis, c'étaient des prévenances, des cajoleries, des attentions sans nombre. Il offrit des marins, un régiment tout équipé: il promit de faire séquestrer les marchandises anglaises; il promit contre le commerce interlope des rigueurs exemplaires: pendant près de trois mois, il ne s'arrêta pas de promettre 118. Entre temps, il laissait entendre que la Russie mettait tout en oeuvre pour l'attirer à elle: il faisait dire à M. Alquier que l'empereur Alexandre lui offrait une rétrocession partielle de la Finlande, ce qui était faux 119: en se montrant assailli de propositions qu'il n'avait pas reçues, il espérait piquer la France d'émulation et provoquer une surenchère.