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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Il posa pourtant beaucoup de questions sur l'armée suédoise, s'enquit de son organisation, de sa valeur; il finit par indiquer le plan de conduite qui, suivant lui, s'imposait au prince: à l'extérieur comme au dedans, ne point se compromettre en d'inutiles intrigues, attendre l'heure propice et se réserver: «Il faut qu'il aille droit son chemin, et qu'à la première occasion il donne de la gloire militaire à son pays. Tous les partis se tairont et se rallieront autour d'un prince qui rehausse la gloire de son pays. Or, le prince a tout ce qu'il faut pour cela; il sait commander une armée, il pourra faire de belles choses 117.» C'était lui présenter à mots couverts, comme le meilleur moyen de fixer sa popularité et de consolider sa position, une brillante entreprise au delà de la Baltique, contre l'ennemi traditionnel: à Bernadotte qui désirait s'approprier frauduleusement la Norvège, il montrait la Finlande à reconquérir de haute lutte, mais ne lui faisait entrevoir ce but que dans une lointaine et brumeuse perspective.

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