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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Le 6 février, au cours d'une conversation avec Alquier, il lui mit brusquement sous les yeux une carte: «Voyez, dit-il, ce qui nous manque.--Je vois, répondit Alquier, la Suède arrondie de toutes parts, excepté du côté de la Norvège: est-ce donc de la Norvège que Votre Altesse veut parler?--Eh bien, oui, c'est de la Norvège, qui veut se donner à nous, qui nous tend les bras et que nous calmons en ce moment. Nous pourrions, je vous en préviens, l'obtenir d'une autre puissance que de la France.--Peut-être de l'Angleterre?--Eh bien, oui, de l'Angleterre; mais quant à moi, je proteste que je ne veux la tenir que de l'Empereur. Que Sa Majesté nous la donne, que la nation puisse croire que j'ai obtenu pour elle cette marque de protection, alors je deviens fort, je fais dans le système du gouvernement le changement qu'il faut nécessairement opérer, je commanderai sous le nom du roi et je suis aux ordres de l'Empereur 112.» Puis, ce furent des serments: Bernadotte jura «sur son honneur» de fermer le royaume au commerce des Anglais; au besoin, il irait chercher et vaincre chez elle cette orgueilleuse nation; contre la Russie, il offrait cinquante mille hommes au printemps, soixante mille en juillet, à condition de les commander en personne.

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