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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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La note rappelait que la suppression de l'État d'Oldenbourg n'avait pu s'opérer «sans blesser toute justice», sans porter atteinte aux droits les mieux établis de la Russie, qui se croyait tenue d'en faire expressément réserve. Après ces phrases hardies, la protestation tournait court et finissait par un éloge de l'alliance 80. Rédigée en ces termes, la pièce était à double fin: elle pouvait, suivant les circonstances, servir de préliminaire à la rupture ou à une négociation. Pour le cas où l'empereur Alexandre surprendrait la fidélité des Polonais, où il donnerait suite à son projet d'attaque, la notification préalable de ses griefs l'aurait mis en règle vis-à-vis de l'opinion; l'Europe s'étonnerait moins de lui voir donner pour sanction à sa plainte l'ouverture des hostilités. Si les Polonais refusaient de le suivre et l'obligeaient à rester en paix, il pourrait invoquer les phrases de la fin pour entrer avec Napoléon en accommodement, pour réclamer une indemnité et s'assurer peut-être des garanties d'avenir.

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