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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Peu de jours après, il apprit positivement la saisie de l'Oldenbourg. Après avoir offert au prince régnant de conserver ses États enclavés désormais dans l'Empire ou d'accepter Erfurt en échange, Napoléon avait brutalement préjugé sa décision: nos troupes avaient occupé le pays d'Oldenbourg et poussé dehors l'administration ducale. Cette fois, l'irrégularité inouïe du procédé ne permettait plus au Tsar de garder le silence: son honneur lui commandait de protester. Il le fit très nettement, en termes pleins de convenance et de dignité, mais sut donner à ses plaintes une conclusion pacifique. On vient d'attenter, dit-il, au traité de Tilsit, à l'article qui a remis en possession de leurs domaines les princes d'Allemagne alliés à la famille impériale de Russie. Pourquoi ce coup d'arbitraire? pourquoi cette violence caractérisée et gratuite? «Il est évident que c'est à dessein de faire une chose offensante pour la Russie. Est-ce pour me forcer à changer de route? On se trompe bien: d'autres circonstances aussi peu agréables pour mon empire ne m'ont pas fait dévier du système et de mes principes: celle-ci ne me fera pas donner plus à gauche que les autres. Si la tranquillité du monde est troublée, on ne pourra m'en accuser, car j'ai tout fait et je ferai tout pour la conserver 66.»

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