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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Au commencement de janvier, le sénatus-consulte prononçant la réunion du littoral hanséatique et faisant pressentir celle de l'Oldenbourg, fut connu en Russie. Le jour où la nouvelle arriva, Caulaincourt dînait au palais: «Savez-vous que vous avez encore de nouveaux départements?» lui dit simplement l'Empereur. Caulaincourt alla au-devant des objections: conformément à ses instructions, il essaya de justifier le fait accompli par la nécessité où s'était trouvé l'Empereur de fermer hermétiquement au commerce anglais les principaux ports de l'Allemagne: au reste, cette extension de nos frontières tournerait finalement à l'avantage de tout le monde et surtout de la Russie. Dans les pays annexés, la France allait accomplir une grande oeuvre d'utilité internationale: entre Lubeck et Hambourg, à la base du Holstein, l'Empereur ferait ouvrir un canal de jonction entre les deux mers, le canal de la Baltique à la mer du Nord: grâce à ce couloir de communication, les navires sortant de la Baltique ou y entrant n'auraient plus à doubler la presqu'île du Jutland et l'archipel danois: ils pourraient s'épargner les lenteurs et les périls d'un long circuit; le commerce de la Russie avec l'Occident et en particulier avec la France s'en trouverait grandement facilité 64. «Certes,--répondit Alexandre sans ajouter d'autre réflexion,--ce ne sera pas la Russie qui rompra les relations amicales entre les deux pays 65.»

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