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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Un dernier visiteur venait de s'annoncer: le roi de Prusse, informé que l'Empereur le verrait volontiers, approchait de Dresde. Il arrivait en médiocre appareil, suivi de gens tristes, graves, compassés, d'autant plus formalistes qu'ils sentaient l'infériorité de leur position, «extrêmement ennuyeux, écrivait la reine de Westphalie, et fous d'étiquette 537». À la frontière, on avertit officieusement Frédéric-Guillaume de renoncer, pour son entrée, à un traitement d'égalité avec Leurs Majestés Françaises et Autrichiennes: une hiérarchie s'établissait entre les souverains, et Frédéric-Guillaume n'était que roi 538. L'accueil qu'il reçut de la population lui adoucit cette amertume; elle lui fit une ovation discrète 539. Dans cette lamentable Prusse, tombée si bas, mais où couvait une flamme ardente de patriotisme et de haine, beaucoup d'Allemands commençaient à distinguer l'espoir et l'avenir de leur patrie.

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