Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Cette sourde révolte n'apparaissait qu'aux yeux exercés à démêler, sous le masque impassible que la vie de cour impose aux visages, les moindres nuances du sentiment. Aux autres, l'intimité entre les deux familles souveraines paraissait parfaitement établie. Les ministres respectifs ne manquaient d'ailleurs aucune occasion de la proclamer. Le duc de Bassano et le comte de Metternich faisaient savoir simultanément à Vienne que leurs maîtres avaient appris à se connaître, par conséquent à s'estimer et à s'apprécier; que leur confiance réciproque ne laissait rien à désirer 534. Les journaux enregistraient cet accord et en relevaient avec attendrissement les symptômes. Lorsque les deux cours réunies se montrèrent enfin au public et parurent au théâtre, une feuille fort répandue célébra le spectacle «auguste et touchant» qu'offrait «la réunion de tant de têtes couronnées ne formant qu'une seule famille 535».