Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Dans l'après-midi, Napoléon rendait visite tous les deux ou trois jours à son beau-père et lui consacrait quelques instants. Lui parti, tandis que les impératrices visitaient ensemble les musées de Dresde et les sites ravissants du voisinage, l'empereur François, dépaysé et désoeuvré, atteignait difficilement la fin de la journée. Les occupations d'État le tentaient peu: la politique lui avait semblé de tout temps une source de dégoûts; c'était lui qui disait naguère à son ministre Cobenzl: «Lorsque je vous vois entrer dans mon cabinet, la pensée des affaires dont vous allez m'entretenir me serre le coeur.» D'autre part, il n'avait pas à Dresde ses familiers ordinaires, les favoris de bas étage dont les plaisanteries épaisses le réjouissaient et qui s'ingéniaient à lui trouver des distractions, des passe-temps, à flatter les caprices de son imagination puérile. Il ne pouvait, comme à Vienne, employer de longues heures à imprimer soigneusement des cachets sur une cire de choix ou à faire la cuisine 515. Cherchant des objets de curiosité et d'intérêt à sa portée, il sortait à pied, flânait par les rues, paterne et bienveillant avec la foule qui le saluait dévotement: on le voyait tromper son ennui par de longues stations dans les boutiques, faire bourgeoisement des emplettes 516.