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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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Cette première entrevue fut cérémonieuse et guindée. Embarrassé et gauche, conscient de son infériorité, François Ier restait sur la réserve et ne s'attendrit qu'en recevant dans ses bras celle qu'il nommait «sa chère Louise». L'air de santé et de bonheur qui brillait sur les traits de Marie-Louise parut causer à l'impératrice autrichienne plus de surprise que de satisfaction. Cette princesse s'était préparée à s'apitoyer sur le sort de sa belle-fille, mariée au despote exécré, et éprouvait une déception à ne pouvoir la plaindre. Quant à Napoléon, il constata avec désappointement que les souverains autrichiens ne s'étaient fait accompagner d'aucun de leurs proches. Il eût aimé, durant son séjour en Saxe, à marcher environné d'un cortège d'archiducs; il avait fait exprimer à Vienne le plaisir qu'aurait Marie-Louise à se retrouver avec ses frères et regretta qu'on eût négligé d'obtempérer à ce voeu. Il marqua surtout quelque étonnement de ne pas voir l'héritier présomptif de la couronne, l'archiduc Ferdinand, et comme sa belle-mère s'excusait de ne l'avoir point amené en alléguant les seize ans du jeune prince, sa timidité d'adolescent craintif et un peu sauvage, son éloignement pour le monde: «Vous n'avez qu'à me le donner pendant un an, dit vivement l'Empereur, et vous verrez comme je vous le dégourdirai 507.»

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