Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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Comme la longueur des étapes se réglait d'après les convenances et la santé de l'Impératrice, le jour de l'arrivée à Dresde n'avait pu être rigoureusement fixé. Cette incertitude troublait fort le roi et la reine de Saxe, qui craignaient d'être surpris par leur visiteur et de ne pouvoir à temps se porter à sa rencontre. Le 15 mai, ils prirent le parti de s'établir dans la petite ville de Freyberg, située à huit lieues en avant de Dresde 500 . Le soir venu, le Roi ne voulait point se coucher; pour le décider à prendre un peu de repos, il fallut que son ministre des affaires étrangères, le baron de Senft, passât la nuit sur une haise à l'entrée de son appartement, prêt à l'avertir au premier signal 501 . Pourtant, la nuit, puis la matinée du lendemain, s'écoulèrent sans alerte; dans l'après-midi seulement, les équipages impériaux furent annoncés et presque aussitôt arrivèrent. Après de rapides effusions, les deux cours se confondirent; Français et Saxons se répartirent côte à côte dans les mêmes voitures, la course fut reprise, et l'entrée à Dresde se fit le soir même, aux flambeaux, au son de toutes les cloches, au bruit des salves d'artillerie dont les montagnes d'alentour se renvoyaient les échos en interminables roulements.