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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

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À cette constation désolante, d'autres causes s'ajoutèrent pour le pousser à bout. Depuis quelque temps, son séjour à Paris ne lui valait que mortifications. Il n'en avait pas fini avec les tracas que lui avaient causés l'intrigue de Tchernitchef et le procès de ses complices. Cette déplorable affaire avait une suite inattendue, indépendamment de son épilogue naturel. Le 1er mai, l'échafaud s'était dressé en place de Grève; Michel avait été conduit au supplice, et sa tête était tombée sous le couperet de la guillotine 495. Saget avait subi en même temps sa peine infamante, mais cette double expiation n'avait point épuisé la colère du gouvernement impérial et suspendu ses rigueurs. Non seulement les deux acquittés, Salmon et Mosès, après un simulacre de mise en liberté, avaient été arrêtés à nouveau par mesure de haute police et réincarcérés comme prisonniers d'État, mais Wustinger avait éprouvé le même sort, malgré sa qualité d'employé à l'ambassade russe. Au sortir de l'audience où il avait figuré comme simple témoin, on l'avait relaxé d'abord et rendu à son maître; celui-ci s'était applaudi de cette réparation tardive, tout en s'étonnant un peu que Wustinger lui eût été renvoyé sans un mot d'excuse et que ce concierge intermittent eût reparu à l'hôtel Thélusson «comme tombé des nues 496»; il s'apprêtait à le congédier par égard pour la France, lorsque la police lui avait épargné cette peine. Au bout de quelques jours, l'élargissement de Wustinger ne semblant pas compatible avec l'ordre public, il avait été ressaisi, enlevé par les agents en pleine rue de Bourgogne, remis en lieu sûr, et depuis lors Kourakine protestait en vain contre cette récidive dans l'arbitraire.

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