Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)
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À cheval dès trois heures du matin, il était venu tout surveiller, tout animer. Afin qu'il pût commodément assister au défilé, les artilleurs de la Garde lui avaient préparé, sur le chemin qui menait aux ponts, un trône rustique, fait de branches et de gazon, avec un dais de feuillage. Il ne resta qu'un moment à ce poste d'apparat, repris d'un besoin d'activité, ne tenant pas en place. Il fut de bonne heure sur la rive ennemie. Lorsque le 9e lanciers et le 7e hussards passèrent, officiers et soldats le reconnurent à l'extrémité du pont, debout sur le terre-plein. Enivré par l'appareil qui se déployait à ses yeux, ressaisi par le sentiment de sa toute-puissance, certain de son bonheur, il avait retrouvé son assurance, sa belle humeur, une jovialité expansive; il jouait avec sa cravache et fredonnait l'air de Marlborough s'en va-t-en guerre: «Cet à-propos, qui nous égaya quelques instants, ne se justifia que trop bien», écrit le commandant Dupuy 610.