← Table of contents
Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 4)

Reading edition

Avant le soir, il s'engageait dans la vaste forêt de pins qui couvre les approches du cours d'eau. Il soupa au presbytère d'un petit village perdu et interrogea le curé: «Pour qui priez-vous, lui demanda-t-il, pour moi ou pour les Russes?--Pour Votre Majesté.--Vous le devez, reprit-il, comme Polonais et comme catholique.» Et il fit remettre au prêtre deux cents napoléons 601. À onze heures, il remontait en voiture, suivi de près par ses compagnons habituels de voyage et de guerre, Duroc, Caulaincourt, Bessières, mais laissant derrière lui le reste de sa maison, son quartier général, ses équipages. Un seul officier d'état-major, le futur maréchal de Castellane, aide de camp du comte de Lobau, put accompagner cette course, en faisant vingt-huit lieues sur le même cheval. Entouré d'une faible escorte, mais protégé par les divisions de cavalerie qui de toutes parts battent et explorent le pays, l'Empereur dépasse les masses d'infanterie échelonnées sur la route, dépasse les colonnes de tête, dépasse les grand'gardes, se porte et se jette en avant, poussant droit au Niémen, impatient de voir le fleuve et de marquer le point de passage.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings