Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Néanmoins, si sa pensée recommençait à incliner vers la Russie, cette évolution ne se manifestait encore par aucun signe extérieur: entre les deux courants qui se la disputaient, sa politique restait en apparence stationnaire. À cette heure, il semblait que sa grande occupation fût toujours de soigner sa popularité; jamais on ne l'avait vu plus affable, plus porté à ériger la banalité en système. Pour atténuer le fâcheux effet produit sur les dames de la société par le départ de la princesse, il leur faisait la cour à toutes, réparait par ses empressements les dédains de sa femme et se montrait aimable pour deux 297. Il continuait aussi à visiter les provinces et ne perdait pas une occasion d'éprouver son prestige. Des troubles éclataient-ils quelque part, il accourait au plus vite, et à sa vue tout rentrait dans l'ordre: il stupéfiait et domptait la révolte par ce qu'il appelait lui-même «son éloquence fulminante 298».