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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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À l'annonce des pouvoirs, Hardenberg se fit un masque d'homme satisfait: enfin, disait-il, l'Empereur consentait à accepter la Prusse pour alliée et à la tirer d'inquiétude: et l'air de soulagement avec lequel il prononçait ces paroles, son visage épanoui, son gros rire, contrastaient avec l'humeur sombre des jours précédents: son contentement allait jusqu'à «l'hilarité 331». Le 29 octobre, Goltz et lui se réunirent en conférence avec Saint-Marsan pour écouter les propositions de la France. Napoléon offrait à la Prusse de l'admettre dans la ligue du Rhin ou de signer avec elle une alliance particulière: on y joindrait très secrètement une convention pour le cas de guerre avec la Russie, et déjà le cabinet français en traçait les principales lignes. Tout le territoire prussien serait ouvert à nos troupes et pris par elles en dépôt, à l'exception de la Silésie, où le Roi pourrait se retirer: ses troupes disparaîtraient des espaces occupés et se laisseraient consigner dans deux ou trois places: le contingent auxiliaire serait fixé à vingt mille hommes, que Napoléon emploierait à sa guise 332.

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