Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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La nuit passa ensuite sur ce coup de tête, avec son cortège de réflexions sinistres: le Roi sentait peser sur lui l'armée de Davout: autour de lui, il apercevait la meute de nos alliés, prêts à la curée: dans huit jours, s'il résistait, les sonneries françaises retentiraient à son oreille, et les canons ennemis rouleraient lourdement sur le pavé de sa capitale. Hardenberg, moins fier encore que lui et plus faux, le conjura de plier une fois de plus, pour mieux se redresser ensuite; et le misérable monarque céda, s'humilia, vint à résipiscence. M. Lefebvre reçut licence d'aller où il voudrait, avec des passeports prussiens, sous couleur d'inspecter nos consulats; on prit seulement de sournoises précautions pour lui laisser voir le moins de choses possible, en ayant l'air de tout lui montrer. Hardenberg redemanda piteusement à Saint-Marsan son billet et le pria de taire à l'Empereur sa velléité de désobéissance 329.