Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Il vient d'apprendre, à la vérité, que les travaux ont réellement cessé sur plusieurs points: les ouvriers ont quitté les chantiers, mais nul ne les a vus rentrer dans leurs foyers. Que sont-ils devenus? Un de nos consuls, celui de Stettin, fournit le mot de l'énigme: il a découvert que les ouvriers éloignés de Colberg, au lieu d'être renvoyés chez eux, ont été simplement disséminés dans un rayon de quelques milles autour de la ville: là, on les tient cantonnés dans les villages, dissimulés dans les bois, tout prêts à se réunir de nouveau: «Ainsi, d'un coup de sifflet, le gouvernement prussien est encore le maître d'avoir à Colberg le même nombre d'hommes qu'auparavant 327.» Comme d'autres renseignements ne sont ni moins précis ni moins accusateurs, comme il en est aussi de plus vagues et même de contradictoires, Napoléon veut en avoir le coeur net, pouvoir condamner la Prusse en pleine connaissance de cause, s'il la trouve en faute: il fait demander par Saint-Marsan que le secrétaire de notre légation, M. Lefebvre, soit autorisé à parcourir toutes les provinces et à visiter toutes les places, à voir de ses yeux ce qui s'y passe.