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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Napoléon part lui-même pour les Pays-Bas, se rapprochant du Nord: il commence sa tournée par les camps de Boulogne et d'Utrecht, passe aux embouchures de l'Escaut la revue de sa flotte, s'arrête plusieurs jours dans la grande place d'Anvers: ensuite, il visite avec l'Impératrice Amsterdam, Rotterdam, Nimègue, reçoit les hommages contraints des Hollandais; mais au milieu des pompes officielles, au milieu de journées que les fêtes et de minutieuses inspections semblent entièrement remplir, il trouve le temps de se retourner vers la Prusse, jette à chaque instant sur elle un regard inquisiteur, prête l'oreille à tous les bruits qui lui viennent de ce côté, attend avec impatience les résultats de l'enquête ordonnée. Et bientôt, aux diverses étapes de sa route, des courriers le rejoignent, lui apportant des avis de toute provenance, lettres du maréchal, rapports militaires, rapports des consuls, interrogatoires de courriers, bulletins de police, chiffons de papier noircis à la hâte par les espions qui de toutes parts se tiennent aux aguets. D'importance et de valeur inégales, ces renseignements s'accordent tous en un point; c'est que nulle part, sauf à Spandau, les travaux aux places n'ont cessé et les rassemblements d'hommes n'ont disparu. À Colberg, on travaille toujours, on travaille à force, comme si l'on avait hâte de pousser l'oeuvre à terme et de nous mettre en présence du fait accompli; sur les autres points du littoral, même activité; en Silésie, où l'on se croit plus loin de nous, des corps nouvellement formés s'exercent au grand jour: la Prusse élude évidemment ou suspend l'exécution de ses promesses 322.

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