Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
Reading edition
À Berlin comme à Pétersbourg, comme partout, notre diplomatie se laissait abuser: il était moins facile de tromper l'Empereur. Tenant à savoir si les actes répondaient aux paroles, il mit la Prusse en surveillance. Pour l'épier, il disposait de multiples moyens. Stettin, Custrin, Glogau, étaient trois observatoires désignés: les commandants de ces places furent invités à s'armer de vigilance, à examiner minutieusement ce qui se passait autour d'eux. Une dépêche circulaire prescrivit à nos consuls de Colberg, Stettin, Dantzick et Koenigsberg, de s'enquérir chacun dans son ressort 321. Davout eut à couvrir la Prusse entière d'un réseau d'espionnage, à centraliser les renseignements, à en contrôler l'exactitude, à y ajouter ses observations personnelles, et l'on pouvait compter sur l'impeccable soldat, défiant par principe, pour regarder à fond et ne point se payer d'apparences.