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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Des ordres éventuels furent expédiés à Davout, à Jérôme; mais en même temps une lettre confidentielle de Maret à Saint-Marsan indiquait avec netteté que l'Empereur, bien résolu à détruire la Prusse si elle l'y obligeait par une attitude équivoque, n'en souhaitait pas moins et très vivement que cette extrémité pût être évitée: «Vous devez bien comprendre, disait-elle, que le désir sincère de l'Empereur est que le désarmement soit consenti, que des pouvoirs soient donnés pour que la négociation de l'alliance s'ouvre, soit à Berlin, soit à Paris; que vous soyez dans le cas de rester à votre poste et que la Prusse fasse connaître à la Russie qu'elle désarme parce qu'elle n'a plus d'inquiétudes sur le maintien de la paix. Cette déclaration de la Prusse est nécessaire parce que l'un des inconvénients les plus graves du parti pris par cette puissance est, dans les circonstances actuelles, que la Russie puisse penser que les armements se sont faits d'accord avec la France. Il faut que dans trois jours les impressions que les armements ont pu donner à la Russie soient dissipées, et elles ne peuvent l'être que par le désarmement 317.»

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