Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Il s'était transporté avec sa cour à Compiègne, où il préparait un voyage en Hollande et dans ses possessions d'outre-Rhin. Le 4 septembre, le baron de Krusemarck, ministre de Prusse auprès de lui, était mandé d'urgence à Compiègne. D'un ton grave et pénétré, le duc de Bassano lui tint ce langage: L'Empereur désire sincèrement s'unir à la Prusse; il la veut pour alliée, mais rien n'est plus propre à altérer ces heureuses dispositions que les mesures inconsidérées auxquelles on se livre à Berlin et que Sa Majesté ne saurait tolérer. La Prusse commettrait un véritable suicide si elle provoquait chez l'Empereur une défiance qui ne resterait pas inactive. Il n'est qu'un moyen pour elle de se conserver, c'est de renoncer à tous armements extraordinaires, de regagner ainsi la bienveillance de l'Empereur et d'en attendre les effets dans une immobilité absolue. À la même date, M. de Bassano écrivait à Saint-Marsan de conformer son langage à ces menaçantes remontrances 316.