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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Comme il fallait gagner du temps et que l'exécution du plan belliqueux demeurait subordonnée aux réponses de la Russie, on tâchait de dissimuler ces mesures à l'aide de savants subterfuges. Néanmoins, le Roi et ses ministres sentaient qu'un si grand mouvement n'échapperait pas longtemps au regard de l'Empereur; ils essayèrent donc de le justifier provisoirement à ses yeux, en lui donnant pour explication le contraire de la vérité. Le 26 août, Hardenberg dit à Saint-Marsan, notre ministre en Prusse, que le Roi, croyant depuis l'audience du 15 août à une rupture entre la France et la Russie et se considérant comme l'allié désigné de la première, augmentait ses forces pour nous prêter une aide plus efficace 314. Ce demi-aveu, doublé d'un hardi mensonge, fut transmis à Paris dans les premiers jours de septembre: déjà, d'autres avis avaient fait connaître à Napoléon l'appel des réserves et l'accélération des travaux.

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