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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Pour sauver leur pays, les ministres prussiens ne virent qu'un moyen: appeler les Russes en Allemagne, en mettant à leur disposition toutes les ressources de la monarchie, et affronter avec leur assistance une lutte désespérée. Le parti antifrançais l'emporta complètement à Berlin. Le chancelier Hardenberg, qui avait hésité jusqu'alors et oscillé, se jeta à corps perdu dans l'alliance russe. Il obtint que le Roi écrivît au Tsar, le 16 juillet, pour lui offrir un pacte formel sous la condition que les armées moscovites s'avanceraient jusqu'au centre de la Prusse, au moindre signe de danger pour elle: à cet égard, on ne se contenterait pas d'une espérance, on voulait une certitude: la Prusse promettait et exigeait des engagements positifs. Le réorganisateur de l'armée, l'illustre général Scharnhorst, partit furtivement pour la frontière russe: le Tsar fut prévenu de son approche, prié de lui ouvrir ses États, de l'appeler à Pétersbourg et d'arrêter avec lui un plan de campagne commun 312.

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