Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Seulement, avec son habituelle finesse, il comprit le parti qu'il pourrait tirer des propositions françaises pour s'assurer à meilleur compte l'alliance de la Suède. Tout en réitérant devant Loewenhielm ses protestations d'énergie, il lui glissa qu'il différerait quelques jours de répondre au message. «On veut, lui dit-il d'un ton dégagé, me hâter de répondre à la lettre de Napoléon, mais je n'en suis pas si pressé et je crois qu'il n'y a pas de mal à le faire attendre 451.» Ce retard suffisait à entretenir dans l'esprit de Loewenhielm une inquiétude utile: tant que le refus n'aurait pas été officiellement signifié, le Tsar pouvait se raviser, fléchir et succomber. La menace d'un accommodement avec la France demeurait suspendue sur la tête de Loewenhielm et le déterminerait sans doute à baisser ses prétentions.