Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Observant cette crise et «la position volcanique de l'empire», Loewenhielm crut devoir réveiller le zèle du parti belliqueux et soulever «toute la partie bien pensante du public 448». Sans souci de son caractère diplomatique, il se jeta à corps perdu dans la mêlée des intrigues; il n'hésita pas à prendre pour associés Armfeldt et sa bande, les éternels fauteurs de troubles. En agissant ainsi, écrivait-il à son roi, il ne faisait que se conformer aux usages et aux moeurs politiques de la Russie: «Dans un pays livré comme celui-ci à l'intrigue et où le champ est aussi vaste que les désirs ambitieux de ceux qui sont en scène, il est difficile de remplir sa tâche sans suivre les affaires dans leur marche la plus tortueuse, et si j'osais me livrer à un proverbe populaire, je dirais qu'ici plus qu'ailleurs on est forcé de hurler avec les loups 449.» Conformément à ce principe, l'envoyé de Bernadotte se fit le moteur et le lien de toutes les menées antifrançaises, «le principal ouvrier du parti de la guerre 450».