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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Si précieuses qu'elles fussent, ces paroles n'eurent pas le don de rassurer entièrement Loewenhielm. Il croyait à la faiblesse des hommes en général et à celle d'Alexandre en particulier; les antécédents de ce prince lui faisaient peur. Puis il n'ignorait pas que les partisans de la paix, profitant de la circonstance, se remettaient en mouvement. Dans divers cercles, dans plusieurs salons, la fermentation était extrême: on cherchait tous les moyens d'arriver à l'Empereur et de le circonvenir; des femmes aimables se dévouaient à cette oeuvre, se mettaient en frais de séduction auprès du galant monarque et tâchaient de l'amollir. «L'Empereur, écrivait Loewenhielm avec angoisse, est assiégé de toutes parts 447.» Lauriston, souriant et calme, annonçant imperturbablement la paix, dirigeait discrètement les travaux d'approche; le comte de Bray, ministre de Bavière, s'était institué son premier auxiliaire et son aide de camp: l'appui plus ou moins déguisé de Roumiantsof leur ménageait des intelligences dans la place, et chaque jour les assaillants devenaient plus hardis, leurs efforts plus pressants.

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