Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Parmi tant de causes de souffrance, la disette le préoccupait surtout. Il la redoutait, l'ayant vue naguère, au temps de la Révolution, pousser dans la rue et jeter à la révolte un peuple de désespérés. Pendant les mois de mars et d'avril, il batailla contre elle à coups de prescriptions et de décrets, limita enfin d'autorité le prix du blé et fit sa loi du maximum 415. Quant aux autres maux de la France, il ne s'aveuglait pas sur leur gravité, mais comptait leur appliquer son remède habituel, la victoire. Il se disait qu'une guerre heureuse au Nord serait la fin des guerres, le terme d'un état contre nature, critique, violent, impossible à soutenir longtemps: qu'elle lui permettrait, en procurant la paix générale, de laisser respirer la France et le monde.