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Napoléon et Alexandre Ier (3/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)

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Le corps d'Oudinot poursuivait sa route vers Francfort-sur-l'Oder, sans commettre «de désordre marquant 394», celui de Davout continuant à s'allonger sur le littoral. À droite, le 3e corps et les Westphaliens s'étaient précipités sur le Brandebourg et la Marche; l'armée d'Eugène atteignait la Silésie, à travers le royaume saxon, en sorte que la Prusse eut un instant sur le corps tout le poids de l'armée. La liste des objets à fournir par elle en nature était écrasante: aux termes d'une convention annexée au traité, elle devait «quatre cent mille quintaux de froment, deux cent mille de seigle, douze mille cinq cents de riz, dix mille de légumes secs, deux millions deux cent mille quintaux de viande, deux millions de bouteilles d'eau-de-vie, deux millions de bouteilles de bière, six cent cinquante mille quintaux de foin, trois cent cinquante mille de paille, dix mille boisseaux d'avoine, six mille chevaux de cavalerie légère, trois mille de cuirassiers, six mille d'artillerie ou d'équipages, plus trois mille six cents voitures attelées et des hôpitaux pour quinze mille malades 395». C'était la mise en coupe réglée de toutes les ressources d'un pays, et le prélèvement de ce tribut vint augmenter l'exaspération sourde qui nous avait accueillis en Prusse.

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