Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Un grand bruit d'hommes en marche, un fracas d'armes et de sonneries, éclataient déjà à l'horizon: le corps d'Oudinot, débouchant de Magdebourg, s'enfonçait en plein coeur de la monarchie, et le 28 mars sa plus belle division, choisie à dessein pour en imposer, arrivait sur Berlin avec quatre mille hommes de cavalerie. Le Roi vint recevoir le maréchal à Charlottenbourg et accepta d'assister à une revue de nos troupes, commandée pour le jour même. Les régiments eurent à s'aligner sur le terrain tout en arrivant; pour beaucoup d'entre eux, l'étape avait été rude; quelques-uns avaient fait dix lieues dans la matinée: néanmoins, l'Empereur ayant recommandé au 2e corps de se faire honneur devant les Prussiens par sa belle tenue, chacun prit à coeur de se conformer à cet ordre. D'un mouvement unanime, les dos courbés par la fatigue se redressent, les poitrines se bombent, les armes rapidement astiquées reluisent; bataillons et escadrons se présentent superbes, dans une tenue irréprochable, «comme à une parade préparée depuis une semaine 391», et donnent à la cour, à la population prussienne, l'émerveillement d'un incomparable spectacle de discipline et de force 392.