Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Ces faits furent consignés dans deux rapports présentés à l'Empereur par le ministre de la police, en date des 1er et 7 mars, avec pièces à l'appui 379: Savary avait centralisé tous les documents entre ses mains et réclamé, en vertu de ses prérogatives professionnelles, jusqu'à «quelques bribes» antérieurement recueillies par le ministère des relations extérieures. Sa crainte était toujours que le chef de ce département ne s'attribuât en haut lieu le mérite de la découverte initiale et ne prétendît l'avoir opérée par des moyens spéciaux et personnels, en dehors de ceux dont disposait la police ordinaire. Pour parer à ce danger, Savary éprouva le besoin de bien établir dans l'un de ses rapports que les premiers résultats étaient exclusivement dus à la préfecture de police, c'est-à-dire à une administration dépendant de lui et placée sous son autorité. Ainsi fut-il amené à louer l'activité du préfet et son zèle méritoire, à vanter ses succès, à le couvrir de fleurs, quoiqu'il lui gardât un peu de rancune pour ses complaisances extra-hiérarchiques, et ce fut en fin de compte M. Pasquier qui recueillit le principal profit de l'affaire: il obtenait de son chef direct des éloges intéressés, sans préjudice des droits qu'il s'était ménagés à la reconnaissance d'un autre ministre, favori et confident de l'Empereur.