Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Étant donnée cette accumulation de stratagèmes, la présence à Paris d'un agent russe à l'oeil trop bien ouvert, d'un informateur trop zélé, présentait des dangers: Tchernitchef devenait gênant. L'Empereur se décida à le faire mettre en observation. Comme il craignait toujours le zèle impatient de Savary et sa lourdeur de main, il préféra confier ce soin au ministre des relations extérieures, à son fidèle Maret, familier par état avec les ménagements diplomatiques. Maret s'adressa à son ami le baron Pasquier, préfet de police; celui-ci prêta l'un de ses plus habiles découvreurs, l'officier de paix Foudras, qui organisa tout un service de surveillance, dont les rapports étaient transmis aux relations extérieures. Seulement, le duc de Rovigo, sentant que l'affaire venait à maturité et ne voulant pas qu'elle lui échappât lors de son éclosion, continua malgré tout à l'envelopper d'une ombrageuse sollicitude, à la couver; il fit passer de son côté des directions et des ordres à la préfecture de police, si bien que cette administration eut à surveiller Tchernitchef à la fois pour le compte de deux ministères. Tous les procédés d'investigation policière furent employés contre lui: on installa dans l'hôtel où il logeait un pseudo-locataire, chargé de l'épier jour et nuit; un homme expert dans l'art de débrouiller le mystère des serrures à secret eut à explorer son coffre-fort 372.