Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Les premiers ordres furent expédiés du 8 au 10 février, soit par l'Empereur lui-même, soit par le prince major général. Pour assurer le secret, il n'est sorte de précautions auxquelles Napoléon n'ait recours. Les voltigeurs, tirailleurs et canonniers de la Garde, qui tiennent garnison aux environs de Paris et doivent se rendre à Bruxelles pour s'y former en division avec d'autres détachements, se mettront en route de nuit et sans traverser la ville 366; ces braves vont partir pour la plus grande expédition du siècle comme pour une furtive équipée. Le général Colbert, qui ira prendre en Belgique le commandement de ses chevau-légers, disparaîtra sans «faire d'adieux à personne 367». Les grenadiers de la Garde seront dirigés nuitamment de Compiègne sur Metz, sans connaître le but de leur marche. Procéder avec une muette activité, tel est le mot d'ordre qui, dépassant la France, court d'un bout de l'Allemagne à l'autre, arrive jusqu'à l'Elbe, où il avertit Davout de se mettre en garde contre toute indiscrétion 368.