Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 3)
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Dans la conférence du 17 décembre, on se mit assez facilement d'accord. L'Autriche ferait cause commune avec nous contre la Russie: elle fournirait un corps auxiliaire; à ce prix, Napoléon lui garantirait l'échange facultatif de la Galicie contre les provinces illyriennes, dans le cas où la renaissance de la Pologne résulterait de la guerre. Il lui faisait espérer en outre un agrandissement sur le Danube, dans ces principautés roumaines qu'il considérait comme perdues pour la Turquie, et plus vaguement une meilleure frontière du côté de l'Allemagne. Quant à la Silésie, dont le nom avait été légèrement prononcé, elle reviendrait à l'Autriche, si la Prusse commettait le moindre écart et se précipitait ainsi dans l'abîme 354. Informé de cette conférence et de ses résultats, Metternich laissa à Schwartzenberg toute latitude pour conclure et le munit de pouvoirs. Napoléon apprit très promptement que la cour de Vienne, comme celle de Berlin, n'attendait plus pour signer que son bon plaisir et l'heure marquée par ses convenances.