Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Tandis qu'Alexandre tâtait ainsi M. de Lauriston et lui laissait soupçonner ses désirs, il le comblait de menues faveurs: invitations à la parade du dimanche, invitations fréquentes à dîner, conversations en tête à tête. De son côté, comme si elle eût saisi et voulu servir les intentions du maître, la société ne montrait à l'ambassadeur de France que souriants visages 224. Et tout de suite le charme opéra: la grâce de cet accueil, la simplicité enjouée du monarque, son parler plaisant et joli, le talent avec lequel il savait faire couler la conviction dans l'esprit de son interlocuteur, produisirent sur Lauriston leur effet accoutumé. Nouveau venu dans la politique, cet officier général se prit à croire Alexandre beaucoup moins détaché de la France et de son empereur qu'il ne l'était en réalité.