Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Le 5 mai, Caulaincourt le pressa de s'expliquer, conformément aux ordres expédiés de Paris les 15 et 17 avril: reprenant les paroles mêmes du ministre français, l'ambassadeur dit en propres termes: «Si ce que les Russes désirent est faisable, cela sera fait.» Alexandre répondit d'abord en protestant de sa modération: «Quant au désir de s'expliquer et de s'entendre, cette tâche avait depuis longtemps été remplie par lui: c'était nous qui ne répondions à rien et qui demandions chaque jour la même chose, comme si lui n'avait pas déjà répondu sur tout depuis trois mois, depuis un an, comme si quelque chose dans tout cela dépendait de lui, tandis que tout dépend de l'empereur Napoléon.»--«Personne, reprenait-il, n'a servi aussi loyalement que moi ses intérêts, personne n'a aimé aussi franchement sa gloire, et personne ne peut encore lui témoigner une plus franche, une plus utile amitié. Le temps est venu de le reconnaître: j'ai été tout coeur pour lui, quelles que fussent les circonstances: qu'il soit enfin juste pour moi 220.»