Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Alexandre flottait toujours entre plusieurs partis, indécis et troublé. Les rapports de Tchernitchef et d'autres avis lui avaient appris l'élan donné à nos préparatifs: il voyait les armées varsovienne et saxonne se mobiliser à la hâte: il voyait se lever derrière elles la puissance française. Effrayé en outre de paroles violentes que Napoléon s'était permises devant le conseil de commerce à l'adresse des États contrebandiers, il craignait que le conquérant ne fondît à bref délai sur ses frontières, pour le punir d'avoir armé. Autour de lui, on croyait à la guerre pour la fin du printemps, pour l'été au plus tard: l'alarme avait repassé de Paris à Pétersbourg, et le Tsar se demandait parfois s'il ne ferait pas bien de mettre à profit ce qui lui restait d'avance, de marcher à la rencontre de l'envahisseur 211.