Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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En fait, le gros des armées russes restait à proximité du territoire varsovien. Seulement, comme Alexandre persistait dans les hésitations dont nous avons montré le début, quelques divisions avaient été reportées en arrière, éloignées des limites. Puis, chez les troupes qui s'étaient accumulées dans les provinces frontières, une sorte de tassement s'était opéré: les corps, ayant pris leurs positions, s'y tenaient maintenant immobiles, repliés sur eux-mêmes: ils offraient ainsi moins de prise à l'observation qu'à l'état de mouvement et de marche. Les Varsoviens, n'apercevant plus en face d'eux un remuement d'hommes et de matériel qui multipliait les objets à leurs yeux et prêtait à des grossissements fantastiques, se sentaient quelque peu délivrés de leurs angoisses: ils respiraient plus librement: l'oppression diminuait, la fièvre des esprits s'apaisait: l'alerte était passée 204.