Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Le plus pressant des soins à prendre était de mobiliser et de concentrer l'armée varsovienne. Il faut que vingt-quatre heures après l'arrivée du premier courrier tous les ordres soient donnés pour réunir les troupes, compléter les effectifs, monter la cavalerie, atteler l'artillerie, mettre les places en état de défense; il faut que l'armée se rassemble rapidement sur une position bien choisie, en évitant de s'éparpiller et de s'offrir dispersée aux atteintes de l'adversaire. Que l'on se mette donc à l'oeuvre, résolument, sans tarder d'un instant, sans s'inquiéter de la dépense: «Ce n'est pas le moment, écrit Napoléon au roi de Saxe, où Votre Majesté doit regarder à un million 190.» Surtout, que chacun conserve son sang-froid et se pénètre bien de cette idée que rien n'est perdu, quand même les Russes arriveraient à Varsovie: en 1809, les Autrichiens ont occupé Munich, et la Bavière n'en est pas moins sortie intacte de cette épreuve.