Note (retour) — ALEXANDRE Ier (continued 2)
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Devant ce débordement d'effrayantes paroles, Kourakine restait interloqué, douloureusement ému de cette prise à partie qui le mettait en cause et en spectacle. Il s'essayait pourtant à remplir son devoir, à défendre de son mieux son pays et son maître. Mais comment parler devant un prince qui transformait toute conversation en monologue? On voyait l'ambassadeur s'épuiser en vains efforts pour placer quelques mots: on le vit pendant près d'un quart d'heure rester la bouche ouverte, sans que l'intarissable verve de son interlocuteur lui permît de commencer la phrase qu'il avait sur les lèvres 267.