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Napoléon et Alexandre Ier (2/3)

Note (retour) — ALEXANDRE Ier

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Le 23 janvier, Paris apprit brusquement, par le canon des Invalides, que l'Empereur était aux Tuileries: il était arrivé à huit heures du matin, plus tôt qu'il ne l'avait annoncé, surprenant sa cour et sa capitale; il avait couru à franc étrier de Valladolid à Burgos et mis six jours à faire en poste le trajet de Valladolid à Paris. Cette fois encore il revenait vainqueur, ayant vu fuir les ennemis et récolté des trophées; quatre-vingts drapeaux prisonniers, conquis sur l'Espagnol, l'avaient précédé dans Paris. Cependant, la joie du triomphe ne s'épanouissait pas sur son visage; il reparaissait sombre, préoccupé, irritable; sa colère s'éveillait facilement; «il est aisé de déplaire 55», remarquait Roumiantsof, qui assistait à ce retour. C'est qu'à tous les sujets de déplaisir fournis à l'Empereur pendant la fin de son séjour en Espagne s'ajoutaient maintenant de plus mauvaises nouvelles de Vienne. Il les avait trouvées presque en arrivant: une lettre d'Andréossy, en date du 15 janvier, contenait ce post-scriptum: «Au moment où je terminais ma dépêche, il m'est revenu que le cri de guerre s'est fait entendre; l'attaque serait au commencement de mars.» À en croire cet avis, appuyé d'autres informations, il semble bien que l'Autriche, par son ardeur à se précipiter au combat, va prévenir l'emploi des moyens imaginés pour la retenir.

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