Note (retour) — ALEXANDRE Ier
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L'empereur Alexandre, il est vrai, se montrait près d'elle «le chevalier le plus galant, le plus prévenant 43»; mais il était aisé de reconnaître que ces hommages restaient voulus; ils s'adressaient à la souveraine malheureuse plus qu'à la femme, et le jeune monarque ne retrouvait plus ses impressions d'autrefois. Ajoutons que son cœur s'était repris ailleurs. Mme Narischkine avait reparu et ne manquait aucune fête. Confiante en ses charmes, elle affectait comme à l'ordinaire une mise d'une simplicité superbe: peu d'ornements et de parure, à peine de bijoux; seulement, elle avait pris soin d'entremêler à ses beaux cheveux noirs quelques fleurs de «ne m'oubliez pas». Alexandre avait-il besoin de ce muet et touchant rappel pour comprendre et revenir? Toujours est-il que les regards passionnés, les attentions compromettantes furent pour celle qui les sollicitait discrètement: «Les hommages qu'elle cherchait ont été aussi publics que de coutume: on dit les soins les mêmes, les visites même plus fréquentes 44.» Dans l'épreuve à laquelle l'attendaient ses ennemis, la favorite avait trouvé l'occasion de reprendre et de consolider son empire.